Aigle, le 8 septembre 2025
Référendum contre le projet de réaménagement
du centre-ville d’Aigle : la Municipalité s’en remet à la décision populaire
Malgré les graves irrégularités relevées dans le cadre de la récolte de signatures et le dépôt du référendum contre le préavis municipal relatif au plan de réaménagement du centre-ville, la Municipalité annonce s’en remettre au processus démocratique et sollicite les services de l’État pour la planification d’une votation populaire le 30 novembre prochain.
La Municipalité, ne souhaitant pas faire face à de nouveaux retards conséquents dus aux procédures en cours, a décidé de s’en remettre au processus démocratique qui doit se poursuivre afin de préserver les droits des opposants. Par conséquent, elle annonce ce jour qu’à ce stade, elle considère le référendum comme abouti et sollicite les services de l’État afin de planifier une votation populaire le 30 novembre prochain.
À titre de rappel, le 1er septembre dernier, à l’issue du délai d’ordre de 15 jours après le dépôt des signatures par le comité référendaire, et devant la difficulté à se déterminer sur l’aboutissement du référendum au vu des irrégularités constatées, la Municipalité avait temporairement suspendu le processus, sollicitant diverses instances supérieures sur les procédures adéquates à appliquer.
À ce jour, 3 procédures distinctes sont en cours sur le même objet. La première, administrative, consiste à poursuivre le processus de ce qui apparaît aujourd’hui comme l’aboutissement de la récolte de signatures et à procéder à une votation populaire sur la décision du Conseil communal du 26 juin dernier d’adopter le préavis 2025-11. Ce processus est nécessaire afin d’avancer sur cette décision qui valide la demande de crédit pour le plan de réaménagement de la Place du Marché, de la Rue Plantour et de l’Avenue Chevron. Il permet également de lever les oppositions de plusieurs citoyens, leur ouvrant ensuite les différentes voies de recours légales.
La deuxième procédure est juridique et est clairement distincte de la procédure administrative. Traitée par les instances cantonales, elle concerne le traitement des recours déposés pour attaquer la décision du Conseil communal.
Quant à la troisième procédure, pénale et également distincte de la procédure administrative, elle devra faire toute la lumière sur les graves irrégularités constatées lors du contrôle des signatures, à savoir les suspicions de fraude électorale et d’usurpation d’identité.
Le traitement des procédures juridique et pénale par le Conseil d’État et les instances juridictionnelles n’ont pas d’effet suspensif sur la votation populaire prévue en novembre.
Contacts
Grégory Devaud, syndic d’Aigle, gregory.devaud@aigle.ch, 079 641 64 37