Les conseillers communaux ont été informés respectivement les 25 et 26 septembre du lancement d’une étude de faisabilité sur des rapprochements forts et stratégiques entre communes environnantes. Cela permettrait de créer une entité à même de garantir l’avenir des services aux habitants et de devenir un partenaire fort au niveau de l’économie, du tourisme et de l’agriculture-viticulture sur le plan vaudois. Des contacts ont également été pris avec les syndics de Roche, Ormont-Dessous, Corbeyrier et Ormont-Dessus.Partout on fait le même constat: dans une petite commune, il est de plus en plus ardu de faire face aux multiples charges. Les besoins financiers et les exigences en ressources humaines et compétences ont considérablement augmenté. La facture sociale pèse de tout son poids et la gestion des dossiers exige des connaissances de plus en plus pointues, que ce soit dans le domaine de l’aménagement du territoire, de l’économie, des infrastructures ou des tâches communales courantes. Le modèle traditionnel sur lequel continuent à oeuvrer les communes souffre d’un décalage avec les exigences actuelles et n’offre plus assez de solutions adéquates.
À tous les niveaux, les élus s’impliquent, mais les moyens et les ressources internes font de plus en plus défaut. On en veut pour preuve les nombreuses actions juridiques dans lesquelles les communes sont engagées bien malgré elles ainsi que les très coûteux frais d’ « études », toujours plus complexes et rendues obligatoires par les législations cantonales ou fédérales. Les associations communales qui se constituent ne résolvent pas ce problème récurrent car elles entraînent une perte d’autonomie pour les autorités et la population.
C’est dans
un souci de pérenniser les prestations de proximité que les trois municipalités se concertent. Des rapprochements forts existent déjà, par exemple sur le plan touristique ainsi que pour la gestion des déchets, des eaux, des transports, etc. L’étude de faisabilité a pour objectif de cumuler les prestations offertes et non pas de les réduire. Le résultat, qui pourrait être une fusion à trois voire à plus, serait susceptible à long terme de les garantir.
Pour l’heure,
il s’agit de lancer une étude sur la faisabilité d’un tel projet avec l’appui du SEREC (Association suisse pour le service aux régions et aux communes) et du Département vaudois de l’Intérieur (DINT). En l’état, aucune variante n’est exclue. La porte est laissée grande ouverte à d’autres communes de la région, intéressées à rejoindre ce projet.
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