Même en ayant maîtrisé les charges et stabilisé la dette, Aigle se voit contraint d’augmenter légèrement ses impôts pour assumer ses obligations financières qui n’ont cessé de croître depuis 2006 et qui représentent quelque 7 points d’impôts. La facture sociale due au Canton est l’une des raisons majeures de ce changement. C’est pourquoi la Municipalité a établi une planification financière et un budget 2009 avec un taux d’imposition passant de 68 à 70 l’an prochain.Jusqu’à cette année, Aigle pouvait se prévaloir d’un taux d’imposition relativement attractif, mais à l’image de nombreuses autres communes du District, il ne lui est plus possible de faire face à ses obligations financières sans adapter son taux d’imposition. Le montant - plus de 4 millions - de la facture sociale perçue par le Canton, mais aussi la péréquation intercommunale, le report de charge de la Confédération pèsent de plus en plus lourd dans la balance. Depuis 2006, on comptabilise 1,5 millions de francs en reports de charges qui ont été assumés sans répercussion sur le contribuable.
Une légère augmentation de 2 points pour rester attractif
Cependant pour faire face aux dépenses 2009 et aux investissements prévus, la Municipalité prévoit d’augmenter le taux d’imposition de 2 points. En passant de 68 à 70, Aigle reste néanmoins en dessous de la moyenne cantonale 2008 qui s’établit à 72. Cela permet d’assurer le développement de la Commune sans laisser une dette trop lourde aux générations futures. En proposant un arrêté d’imposition pour trois ans, de 2009 à 2011, la Municipalité mise sur la stabilité dans une période placée sous les nombreuses incertitudes causées par la crise financière mondiale.
L’arrêté d’imposition qui est proposé au prochain Conseil communal présente aussi quelques changements en matière de recettes fiscales : une perception d’un impôt personnel annuel de 10 francs – affecté à la culture et à l’animation - ainsi qu’un impôt direct sur les successions avec un taux de 0,50 (le plus bas pratiqué dans le District) seront introduits en 2009. Par contre, les impôts fonciers, droits de mutation, taxes pour les chiens et patentes de tabac restent inchangés, de même que les taxes sur les divertissements.
Le budget 2009 présente une augmentation de charges et de recettes de 6%, inscrivant une perte de 123'000 francs sur un total de 32 millions, ce qui semble tout à fait maîtrisable aux yeux de la Municipalité. Toutefois, la proposition de nouveaux taux s’inscrit dans la volonté de maîtriser les dépenses et la dette communale qui est stable depuis le début de la législature. Par conséquent, ce taux ne permettra pas des investissements nouveaux sans en garantir le financement propre ou sans procéder à des désinvestissements. La pression financière sera donc encore présente dans les années à venir, notamment à cause des incertitudes créées par la péréquation intercommunale.
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